

Une femme coupable d’un crime dont elle n’a plus souvenir.
Une évasion vers une forêt où la noirceur ne vient jamais seule.
La découverte d’un manoir abandonné aux secrets bien cachés.
Des bougies qui s’éteignent, des ombres qui se lèvent, des objets qui se déplacent d’eux-mêmes.
Et des coups qui résonnent contre la porte, avant d’être défoncée…

Maison d’édition : ADA
Date de sortie : 2017
Nombre de pages : 196
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Pour un public plus qu’averti !

Premier tome de la saga des contes interdits, ce livre me tentait énormément par son résumé… de l’amnésie, un hôpital psychiatrique, un meurtre dont on ne se souvient pas, un manoir « où il se passe des choses étranges et surnaturelles », ça promettait d’être pas mal …
J’en avais fait une première lecture en 2018 à sa sortie, et j’avais clairement détesté… pour vous dire, sur Livraddict, je lui avais mis la note de 5/20… et j’avais abandonné le livre avant la moitié…
Au moins, cette fois-ci, dans notre relecture en duo, j’ai été jusque la fin… C’est bien, non?
Bon, par contre, disons-le clairement, ma note ne dépassera cependant pas le 8/20… J’ai vraiment eu du mal…

Point de vue l’histoire, d’une manière générale, ça allait, c’était un un peu (euh… non, très) violent, assez brut, et j’avais malgré tout envie de connaître la suite… Clairement, on est à mon sens à la limite du gore dans certaines scènes… J’ai l’habitude de l’horreur, mais là, pour une fois, j’aurais aimé que mon cerveau ne soit pas aussi représentatif des scènes que je lis… Mais bon, on le sait, on est dans une réécriture de conte dans un style horrifique… fallait pas s’attendre à des paillettes…
Les descriptions étaient, il faut le dire, pas mal explicites malgré tout… par moment, il faut avoir le coeur bien accroché.
« Le Docteur Charron m’envoya un de ses plus perfides sourires. Il n’y avait pas une once de cet être hideux que je n’abhorrais : de ses sourcils broussailleux, teintés du même gris affreux que ses cheveux gras qui trahissaient son certain âge, jusqu’à son menton double, en passant par ses grosses lèvres gercées, tout inspirait en moi un indicible dégoût. »
Cependant, il faut reconnaître qu’elle est un peu compliquée à suivre et comprendre par moment… Je trouve qu’on s’y perd un peu, si on lâche le fil rouge, c’est fichu… Heureusement qu’en lisant à deux et en discutant un peu après chaque chapitre, ça nous permettait de refaire un petit topo et être sûrs qu’on avait bien suivi et compris la même chose.
Point de vue rythme … j’aurais aimé le voir un peu plus entraînant … ça se traînait pas mal au milieu du livre, entre quand la « psychopathe » s’échappe de l’asile et son arrivée au manoir, j’ai trouvé ça très long, très lent… c’est dommage…
Ok, je sais que je ne suis pas toujours la plus patiente, mais quand même… tout ce long passage là, je n’y ai pas trouvé grand intérêt, et ça m’a un peu refroidie dans ma lecture déjà…
Mais le pire, c’est l’écriture… honnêtement un supplice…
Pour ce que l’origine canadienne de l’auteur ne m’a pas dérangée plus ça même si certaines expressions m’ont fait sourire, l’usage abusif du passé simple est une horreur….
Alors oui, on peut se dire qu’étant dans une réécriture de conte, c’est fait pour rappeler un style d’écriture assez ancien, mais là, franchement, c’était juste pénible…
« M’attendant à voir les arbres remuer de plus belle en mouvant leurs racines à fleur de terre, je fus presque étonnée de constater leur inertie — attendaient-ils que je me retournasse ? »
Ce genre de chose donne tellement une lourdeur monstrueuse au récit, et finalement, cela ne lui apporte rien de plus… C’est ce qui m’avait fait abandonner la lecture la première fois… ici, j’ai perduré, mais je ne parvenais pas à lire plus d’un chapitre ou deux par jour tellement ça m’assommait. Surtout que pour être honnête, ce langage « à l’ancienne » choque un peu – comme dans beaucoup – avec la dureté et les termes employés pour certains passages… (on parle quand même à plusieurs reprises de scènes de viol assez virulentes, de tournantes, de BDSM, de meurtres attroces, … le contenu est déjà assez lourd et dur à lire sans qu’on ne vienne en remettre une couche par le style d’écriture.
Je pense que la forme du texte s’est voulue plus travaillée que le fond (car en dehors des scènes insoutenables que je vous ai citées plus haut… bah le fond du roman est assez vide en soi… On est juste dans un récit trash, quoi… ) , l’auteur a voulu lui donner un cachet particulier pour « marquer le coup », mais pour moi, ça ne l’a pas fait. J’ai trouvé que cela donnait plus une impression de lenteur et de lourdeur, qui finalement m’a découragée,
Je n’ai pas réussi à prendre plaisir à cette lecture … c’est dommage.
Et si je suis honnête… tant sur le contenu que sur la forme, je ne comprends pas comment on peut apprécier ce livre… Il est tout simplement intenable. Je ne suis pas pour démonter un livre, car de base, je pense que tous les goûts sont dans la nature, qu’il en faut pour tout le monde, mais là, il est vraiment atroce…

C’est dommage, car l’idée de fond (je ne vais pas vous spoiler) aurait pu être intéressante si elle avait été mieux exploitée… Moi qui adore le domaine de la psycho/psychiatrie, qui m’intéresse énormément à l’amnésie, aux méandres de l’esprit humain.. j’aurais aimé que ce soit un peu plus et mieux exploité que ça…
Certains autres de la collection me tentent malgré tout, j’espère qu’ils relèveront le niveau..







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